Carla Bruni-Sarkozy et les femmes sont au coeur de l'exposition de Pal Sarkozy, père du président de la République. Un portrait de la première Dame de France, jouant de la guitare et assise sur un piano, occupe la place centrale de l'espace Cardin (Paris VIIIe). Mais l'inauguration, ce samedi, se déroulera en l'absence de Nicolas Sarkozy et de son épouse.
«J'ai reçu ce matin un gros bouquet de fleurs du président et de Carla et une lettre m'indiquant qu'ils ne viendront pas», indique Pal Sarkozy, ajoutant «qu'il y a trop de journalistes» qui vont les attendre. Toutefois, le chef de l'Etat et sa femme lui ont écrit qu'ils viendraient voir ses oeuvres «au cours des quinze jours» que dure l'exposition. Si Carla est en bonne place, il n'y a pas de toile représentant Nicolas Sarkozy parmi la cinquantaine d'oeuvres présentées. Son père lui a offert le portrait qu'il avait fait de lui «lors de son élection à la présidence de la République».
«Toute la droite dit que c'est bien, toute la gauche que c'est nul...»
Agé de 82 ans, Pal Sarkozy est peu enclin à répondre aux questions concernant son fils. Il assure que l'essentiel pour cette exposition, ce ne sont pas les liens de filiation, mais bien «la valeur réelle» de ses toiles. «Toute la droite dit que c'est bien, toute la gauche que c'est nul...mais vous savez, il y a très peu de peintres connus de leur vivant, ce qui m'intéresse c'est l'avis du public», commente-t-il, précisant vendre ses oeuvres, des grands formats, entre 8 000 et 16 000 euros pièce.
Le peintre a réalisé tous ses tableaux avec le publicitaire Werner Hornung. Chaque toile est un mélange hétéroclite de dessins, éléments photographiques et création numérique aux couleurs vives. Parmi les thèmes, également très hétéroclites, la femme, dénudée, en porte-jaretelles et même voilée, occupe une place centrale, avec l'immigration, «qui m'intéresse beaucoup car c'est mon histoire», commente Pal Sarkozy. Il montre le dessin d'un zèbre «qui quitte ses rayures en arrivant sur le sol américain, mais se fait tatouer et porte une casquette pour avancer dans l'intégration».
«Vous savez que les Russes nous ont envahis, nous les Hongrois, mon fils aurait pu devenir président de la Russie !» a t-il lancé vendredi à des journalistes de la télévision russe venus l'interviewer, qui semblaient pour le moins interloqués
English synopsis:
French President Nicolas Sarkozy's 82-year-old artist father is putting on his first show in Paris, featuring naked buttocks, exploding television sets and a portrait of French First Lady Carla Bruni-Sarkozy.
A day before the opening on Saturday, however, Pal Sarkozy and his German creative partner, Werner Hornung, appeared to be tiring of the presidential connection and resulting media storm.
"Oh no, not again the one with Carla, let's take another one," Pal Sarkozy told photographers looking at the portrait of Bruni-Sarkozy perched on a piano and playing the guitar to a backdrop of angel wings and rays of light -- a gift for the presidential couple's wedding in 2008.
A red rose placed on the piano is meant to symbolize love as well as Bruni-Sarkozy's political views, which are more to the left than her husband's.
After posing with the digital, computer-generated portraits of Bruni-Sarkozy and the president for glossy magazines around the world, the artists have decided to stop showing those works.
"I'm fed up, I can't take it anymore," Hornung told Reuters. "We're not going to show them next time. They aren't our masterpieces -- we have 70 paintings and everyone only talks about these two."
Pal Sarkozy, a dashing charmer who bears a striking resemblance to the president but is much taller, has been drawing since his youth. Some of his sketches from the 1940s were included in the exhibition, which is just a stones' throw from the presidential Elysee palace.
He first met Hornung when they both worked in advertising, and much of their work is a critique of that world, complete with punny titles.
"Democrazy", meant as an attack on the media, shows a tangle of cables and a bullet-ridden, exploding TV set.
"Happy Dolores" features a bare-bottomed woman in stockings, her one wooden leg sprouting a white flower.
Like his son, whose private life regularly makes headlines, Sarkozy senior is not exactly known for being media shy.
Earlier this year, he published an autobiography in which he talked about his experience as an immigrant from Hungary and his many love affairs, including his marriage with the president's mother, which ended in divorce. "He prefers it when I paint rather than write," Pal Sarkozy said of his son's reaction to his creative endeavors.
courtesy: Noemie Olive; Simon Cameron-Moore



