Nouvel enfant chéri de l’art contemporai français, Loris Gréaud n’hésite pas à puiser dans toutes les disciplines artistiques ou techniques pour créer des cocktails inédits et des rapprochements inattendus. Son ambition : faire de la réalité un scénario en temps réel et réinventer l’art comme science-fiction au présent. Il défraie la chronique en investissant le Palais de Tokyo et ses 4 000 mètres carrés d’exposition, où il propose une mise à l’épreuve des sens, offrant du rêve à travers ses œuvres, toutes chargées d’une histoire particulière.
Artiste transdisciplinaire, passionné d’architecture, de mécanique quantique, diplômé en arts graphiques et ancien élève de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Cergy, fondateur d’un atelier de cinéma expérimental, producteur du label de musique électronique « Sibilance Production », chef d’entreprise, Loris Gréaud a un parcours à l’image de sa pratique. Reprenant les modes opératoires d’un réalisateur de cinéma ou encore d’un chef d’orchestre, il élabore des machines empiriques où le médium suit systématiquement les idées, elles-mêmes échangées, partagées, négociées et distordues.
Avec son œuvre « Cellar Door », Loris Gréaud investit la totalité du Palais de Tokyo et imprègne l’espace d’une atmosphère féerique. Cet environnement, organisme gigantesque, plongé dans une quasi obscurité, subit de perpétuelles fluctuations et se plie au bon vouloir d’un chef d’orchestre omniprésent. Au début de l’exposition, on peut lire sur une porte de garage qui s’ouvre et se ferme : « Il était une porte – c’est fort – où le futur entrait d’abord ». Le visiteur aux aguets suit un parcours au cours duquel il aperçoit des projections de films, des sculptures lumineuses et vrombissantes, des tourbillons d’air chaud, des ondes sonores vacillantes ou des clairs-obscurs au stroboscope.
« Je mets un point d’honneur à dire que je n’ai pas de médium de prédilection » explique-t-il « je pense que le médium s’adapte à l’idée ».Loris Gréaud s’est fait un nom grâce à des œuvres poétiques qui font appel au langage visuel de la technologie, de la science et de la science-fiction.

Synopsis in English :
Loris Gréaud belongs to a young generation of French artists, which has emerged over the last few years. His practice, however, is distinct from that of most of his contemporaries and is not what one would expect to see, hear and feel in an art gallery. Fluctuating between the fields of film, sound and installation, Gréaud was trained in a variety of disciplines while attending the famous Conservertoire de Musique in Paris from which he got expelled after setting up a recording studio: "A studio to stop music."as the artist once stated. It was here where the artist also launched his own music label, Sibilance Production for the production and distribution of electronic music. Prior to his studies at the conservatory, where he was training to play the flute, Gréaud's studies included filmmaking and some semesters of graphic design before he finally arrived at the Ecole des Beaux-arts de Paris Cergy.
Loris Gréaud is one of the hottest stars of the international art scene. Two years ago he won the Prix Ricard SA, France’s equivalent of the Turner Prize, which gave him the chance to showDevil’s Tower Satellite at the Pompidou Centre. It’s a replica of the Devil’s Tower monolith in Wyoming, which features in Steven Spielberg’s Close Encounters of the Third Kind as a beacon for extraterrestrials.
Like all his work, Gréaud’s mountain is as much an idea as an object. This giant inflatable is rumoured to have mutated into a balloon that took off over Paris with several passengers in the basket. A photograph records lift-off but, since nobody saw it happen and Gréaud is not letting on, no one can be certain whether the event actually took place.
Gréaud has become the youngest artist to be offered the whole of the Palais de Tokyo in Paris, a 40,000-sq-ft venue which he has filled with a series of installations. A sister show also took place at the Institute of Contemporary Arts in London.




