Last Two Days to View Greenaway's "Last Supper"

Author: 
artcollector

What has always been interesting about Peter Greenaway’s films is their meticulous contrivance, courting the realm of absolute artifice with an air of knowing, lustful, and often violent taboo, dissecting the world of the rational to speculate on the low, molten secrets of the human imagination.

In his recent efforts to conjoin cinema and painting (he trained as a painter in London in the early 1960s), he seems to have given up the subterranean strangeness of his vision for garish pedantry.

Sounds like some of the parties hosted by ARTKABiNETT social network for fine art collectors.

Witness the high-tech circus on view at the Armory, with Greenaway’s life-size photographic reproductions of Leonardo’s Last Supper and Veronese’s Wedding at Cana, digitally executed by the firm Factum Arte, which mean to show us anew paintings so famous and familiar that we’ve forgotten their majesty.

Animation and cinematic tricks sweep the viewer’s dazzled sight. “Daylight” rakes Leonardo’s Supper through imaginary refectory windows, the actual ones that once gave the picture air having been bricked up centuries ago. Seriously silly magnifications of paint flakes float away like a fever dream.

There are simple formalist lessons, such as grids mapping the pictures’ designs in laser red and outlines drawn around the figures, but only an image isolating the diners’ dynamic hands, driving the energy of the painting’s lateral movement, is brilliant.

There are thirty-three viewing screens in all placed in the darkened cavern of the Armory, showing details of the works and, save us, contemporary dancers in loincloths, doves in flight, and numbingly pedestrian footage of Italian locales. What all this amounts to is long on Disney and short on profound pedagogy.

Beyond the impressive pyrotechnics, no great new insights are given about the paintings or the painters’ humanity or, for that matter, the material culture of the times.

To have the Supper’s table and its objects replicated in white so that we might walk around them in front of the painting, with the table lit from the inside like a Las Vegas prop, is a revelation worthy of Madame Tussaud’s waxworks — effigies that emphasize only their surfaces, their stone-cold artificiality, the deadness of the dead.

Despite the true wizardry of Factum Arte’s gorgeously precise clones of the paintings, if this is the extent of what high-tech presentations offer, then the future is a wasteland of eye candy.

Even today’s nascent technology of “enhanced reality,” proffering details about places and things users scan as they approach them, could well have supplemented Greenaway’s theater of visual tourism and surely given us more than the goofily thespian dialogue written to “bring to life” the story of Christ’s miracle of water and wine at the Cana wedding.

But look, there isn’t enough wine! What shall we do? When the facsimile pictures were darkened, except for Christ’s head glowing in an aura of white light, it was time to reach not for one’s rosary but for one’s revolver. Requiescat in pace.

{More artist biography can be found in Kab Pedia}. 

Le synopsis en français :

À New York, en une installation multimédia monumentale, Peter Greenaway revisite La Cène et Les Noces de Cana.

Mixez Léonard de Vinci, ­Peter Greenaway et un nouveau lieu d'exposition avant-gardiste et gigantissime. Vous obtenez Leonardo's Last Supper, un cocktail multimédia parmi les plus extravagants du moment à New York. Le cinéaste britannique offre jusqu'au 6 janvier sa «vision» de La Cène de Léonard de Vinci et des épiques Noces de Cana de Véronèse. En 1498, Léonard de Vinci réalisa son chef-d'œuvre sur le mur du réfectoire d'un monastère milanais.

Quatre siècles plus tard, Peter Greenaway revisite la fresque dans un jeu complexe de sons et lumières projetées sur écrans géants à l'Armory, nouveau lieu d'exposition avant-gardiste à Manhattan. L'artiste poursuit la réflexion qui le passionne depuis toujours sur le dialogue entre peinture et cinéma. Il relance par la même occasion le débat sur ce qu'est une œuvre d'art.

L'installation se décompose en trois parties à contempler pendant quarante-cinq minutes sur une trentaine d'écrans géants et sur fond de musique classique et contemporaine. D'abord «baigné» dans l'atmosphère urbaine d'une piazza italienne, le visiteur est ensuite invité à observer les «métamorphoses» de La Cène, imposante peinture murale de près de neuf mètres de long sur quatre mètres soixante de haut, qui représente le repas de Jésus de Nazareth avec ses douze apôtres la veille de sa crucifixion.

La troisième partie est consacrée aux Noces de Cana peintes en 1563 par Véronèse et représentant Jésus accomplissant le miracle de la transformation de l'eau en vin, transposé dans un mariage vénitien.

Une nouvelle vie plus colorée

Dans La Cène revisitée, Peter Greenaway introduit le temps qui passe en jouant avec les lumières. Un instant, le repas semble avoir lieu un soir de pleine lune empreint de mystère. Celui d'après, le soleil brille au dessus des convives comme pour dédramatiser la scène.

Puis Jésus et ses disciples se transforment en sculptures tragiques. Le traitement des Noces de Cana, tableau exposé au Louvre, est plus didactique. Peter Greenaway explique au visiteur des éléments centraux du tableau et s'attarde sur sa perfection symétrique. Quelques-uns des 132 personnages se mettent aussi à parler, avec l'accent anglais. Les commentaires abondent sur le festin, les invités, Jésus et le vin… «Est-il buvable?» demande un convive à un autre.

Pour les présenter à New York, Peter Greenaway a fait «cloner» les deux œuvres. Un atelier spécialisé a eu recours à un procédé photographique de haute résolution, utilisé habituellement dans la restauration de tableaux. La Cène ainsi digitalisée a été imprimée sur une réplique identique du mur du monastère italien où elle se trouve. Elle bénéficie grâce à Peter Greenaway d'une sérieuse cure de rajeunissement: une nouvelle vie, brève mais plus colorée, plus intense et plus dramatique. Surfaite aussi, diront certains.

L'installation plutôt bien accueillie a cependant été qualifiée de «nulle» par leNew York Times. Elle n'est certes pas pour les puristes. «C'est pour la génération Internet, dit lui-même Peter Greenaway, pour ceux qui pensent que la peinture n'existait pas avant Jackson Pollock ou le cinéma avant Tarantino.»

Leonardo's Last Supper de Peter Greenaway, Park Avenue Armory, jusqu'au 6 janvier. www.armoryonpark.org