French Court Paddles Jacques Tajan (français with english introduction)

French auctioneer Jacques Tajan has been one of the most successful auction dealers in France. However he ends his career in front of the criminal court for his unproper behavior which has led him to abuse the succession Giacometti and the Baude family. The victims have claimed their right and instead of a peaceful retirement it was payback time! In both cases Mr Tajan has been condemned by the criminal court in 2006 and 2010, for sure. 

Quand il rencontre un client potentiel, cet homme au caractère hautain, menton volontaire et regard qui semble défier son interlocuteur, met tout son pouvoir de conviction pour emporter les dernières hésitations. A chaque réticence, Me Tajan, premier commissaire-priseur de France, oppose une réponse. Il assure qu'il déploiera le maximum pour assurer la promotion de la vente, comme il a su le faire pour la succession de l'homme d'affaires Jean-Marc Vernes qui s'est achevé hier soir, à l'hôtel George V. Pressant, enveloppant, Jacques Tajan fait valoir les relations qu'il est à même de faire jouer pour trouver le meilleur acheteur. Il cite des noms de grands collectionneurs à Monaco, ou au Japon, où il a ses entrées depuis qu'il s'est marié à une élégante et raffinée Japonaise d'une riche famille industrielle, qui joue à ses côtés un rôle discret mais efficace. En général, il arrive à ses fins.

Cependant, cet homme génial, termine sa carrière d'une bien triste façon devant les tribunaux révélant à tous ses clients sa face cachée : celle délinquant qui abusa de la faiblesse de ses proies.

La première affaire concerne la succession Giacometti. En février 2006, Jacques Tajan avait été condamné par la cour d'appel de Paris, à 15 mois avec sursis, 200.000 euros d'amende et de lourdsdommages et intérêts, pour avoir détourné des fonds à l'issue de plusieurs ventes d'oeuvres de Giacometti en juillet 1994. Cette condamnation est définitive.

La justice reproche à Jacques Tajan d'avoir conservé une partie (1,22 million d'euros) du montant de la vente, en juillet 1994, de peintures et de sculptures d'Alberto Giacometti. Disparue en 1993, la veuve de l'artiste avait souhaité que les oeuvres de son époux soient réunies au sein d'une fondation, désignant Roland Dumas comme exécuteur testamentaire. Or, les héritiers déplorent de n'avoir pas bénéficié plus tôt du 1,22 million d'euros gardés par Tajan dans sa comptabilité.

La seconde affaire concerne la vente Baude. En 1996, le commissaire-priseur est chargé par Claire Baude, une riche nonagénaire, de procéder à la vente d’un lot de tableaux. Il lui est reproché d’avoir vendu de gré à gré 8 tableaux qui n’avaient pas été dispersés lors des enchères et d’avoir modifié le procès-verbal de vente. Interdite à l’époque, la vente de gré à gré est aujourd’hui possible sous certaines conditions.

En première instance, (mars 2008), Me Tajan avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende pour faux en écriture mais avait été relaxé de l’inculpation d’abus de confiance aggravé, concernant le détournement d’un triptyque flamand de plus de 400 000 euros.

Les magistrats de la cour d’appel en février 2010 ont une interprétation différente des juges du tribunal correctionnel, des conditions de la vente de ce triptyque. Ils considèrent en effet que Me Tajan a abusé de la faiblesse de Claire Baude pour obtenir son accord pour la vente du triptyque. Ils ont ainsi aggravé la condamnation du commissaire-priseur, la portant à deux ans de prison avec sursis et 300 000 euros d’amende.

Jacques Tajan qui a vendu sa maison de vente en 2004 à Rodica Seward, (son fils François Tajan est l’un des associés de la maison Artcurial) doit verser un total de 66 000 euros à Médecins du Monde et à l’Institut Pasteur, les deux légatair