
Daniel Schlier is a french painter who can be describe as an icon painter in the historical sense of the term. Respectful of the classical rules of paintings his main goal is to achieve by a precise technic to create a magical and disturbed universe.
ARTKABINETT savvy collectors are watching the growing recognition of his instantly recognizable works.
His subject matter (Human figure, allegory, vanity) are a direct reference to the origines of painting where objects were presented as symbols of devotion.
Daniel Schlier makes a rudimentary composition in his paintings : a main character and an object. This is a direct reference to the paintings of the master of the middle ages, Holbein, Guenwald, Baldung Giren who combined sensuality with death.
The viewer is disturbed by these contemporary allegories and is invited to wonder about the real and mythloligal power of the painting. He makes great use of gold leaf backgrounds of varying hues to convey a mythologic richness.
"A painting cannot be cruel or joyful, it is only big or small", says Daniel Sclhier to keep the paradox intact.
Daniel Schlier serait, dans la meilleure acceptation historique du terme, un peintre d'icnes. Respectueux des règles de cet art, son objectif principal est d'arriver, par une technique précise et irréprochable, ‡ doter l'image d'un pouvoir "magique et pétrifiant".
Les sujets de ses tableaux (la figure humaine, l'allégorie, les vanités), renvoient aux origines de la peinture et ravivent ainsi les querelles de l'idol‚trie et de l'iconoclasme. D'autre part, la force hiératique des personnages est accentuée par les attributs symboliques placés dans leur entourage : jeune mère tenant dans ses bras le bébé qu'elle fut, moteur de voiture tenu comme une offrande, fourchettes et couteaux irradiant les jambes d'un nu.
La composition des tableaux de Daniel Schlier est fruste : un personnage central et un objet, sur un fond uni. La source iconographique de ses úuvres pourraient bien se situer dans les peintures et gravure des maÓtres rhénans du Moyenne age, tels que Holbein, Gr¸newald, Baldung Grien, qui associérent si intensément le sensuel et le macabre.
Le spectateur dont le regard est perturbé par ces allégories contemporaines est invité à s'interroger sur le pouvoir réel et mystificateur de la peinture.
"Un tableau ne peut Ítre brutal ou joyeux; il est seulement grand ou petit, clair ou sombre", dit Daniel Schlier pour maintenir le paradoxe.
Les tableaux récents de Daniel Schlier marquent un approfondissement des recherches picturales autour de la figure centrale du chevalier dans son armure - incarnation de l'homme bon et vertueux. Son visage est cachÈ par un heaume mais le corps, comme à vif de couleurs, manifeste son inadéquation au monde.
Ces peintures mettent en scène des situations à la fois évidentes et improbables comme autant de mÈtaphores de l'activitéde l'artiste. Elles nous renvoient aux sources de la peinture où l'aucùne fascinait par son pouvoir pÈtrifiant et o˘ un langage codifié et inspiré rÈgissait la forme.
Cette nouvelle série inaugure également un travail à la feuille d'or, comme une tentative de donner une rÈsonance atemporelle à la pratique de la peinture.
"Il faut bien comprendre que chaque thèmatique appelle un niveau de figuration différent" dit l'artiste en nous laissant seuls devant ses oeuvres.
Sa peinture est une figuration forte, basée sur le collage informatique díimages retravaillÈes artisanalement à l'acrylique, et parfois à la feuille díor. Ce qui pourrait níÍtre quíune simple recette prend chez lui une puissance imaginaire et plastique qui subjugue. Sens des couleurs violentes opposées aux gris, sens du mélange des graphismes, mais aussi confrontation toujours pertinente de figures hétéroclites rassemblées par un inconscient très affecté.
Ses images ne sont pas comme celles du plus grand nombre des peintres contemporains, qui témoignent sempiternellement díeux-mÍmes et nous lassent de leurs univers plastiques calculés. Schlier propose des images/ icùnes, ou des images/ archétypes, qui parlent díemblée, et hors du temps, à l'imaginaire collectif.
Quand il s'exprime sur les peintres quíil admire, reviennent Poussin, Picasso, ou Gr¸newald. Mais je vois personnellement líascendant de Salvador Dali et Max Ernst, peut-etre aussi de Bacon et Klimt.
S'il ne se laisse pas enfermer dans la perfection de sa technique, et dans le plaisir d'accoucher facilement d'oeuvres à l'évident pouvoir évocateur, ce peintre arrivera peut-etre à redonner de la convergence à la peinture contemporaine et à rendre une sacralité à l'acte de peindre.
Daniel Schlier est né en 1960. Il vit et travaille à Strasbourg.
Daniel Schlier a participé de nombreuses expositions en France et l'étranger. En 2003, le Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg lui a consacré une exposition personnelle avec la publication d'un important catalogue.



